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DÉSESPÉRÉ MAIS POLI

DÉSESPÉRÉ MAIS POLI

De Gérard DELBET

Pour tout bagage on a sa gueule qui cause, des fois, quand on est seul. C’est c’qu’on appelle la voix du d’dans, ça fait parfois un de ces boucans, pas moyen de tourner le bouton, de cette radio, on est marron, on passe à l’examen de minuit, et quand on pleure, on dit qu’on rit.
( Léo Ferré, Vingt ans )

Désespéré mais poli. Deux ans de ma vie résumés, là, dans ce roman dispersé. Une traversée du miroir et retour, des fragments, des bouts de vie qui tournicotent dans la tête, École Vitruve, Venise, les potes, cette impression du temps qui va manquer, adénocarcinome prostatique, hyposignal, Gleason, tous ces gros mots qui, tout à coup, vous résument, les bons moments quand même, tout ce qui peut s’écrire, les images retrouvées, les cris d’amour, la femme qui vous met dans ses mains…

Pour tenir le coup, j’ai tout fait bien : humour, politesse, désespoir, patience. Ah oui : la patience… C’est ce qu’on vous dit en premier, c’est même comme ça qu’on vous appelle : patient. Pour vous installer dans votre nouveau métier, on vous colle, d’ailleurs, très vite dans des salles que l’on dit d’attente, c’est dire. Attendre, patienter ? Mais attendre quoi, qui ? Patienter, je sais faire : plus patient que moi, tu meurs !

***

Depuis peu, ex-enseignant renommé, mais toujours atypique et dérangeant, l’auteur s’est rendu coupable de quelques écrits, dont un recueil de nouvelles « Rue du Soleil » et un roman au titre provocateur : « Coco la bite ». Aujourd’hui il est égal à lui-même dans ce récit d’une tranche de vie, en équilibre instable entre rire et gravité. Pas de leçon, un peu de désenchantement sous la gouaille d’un éternel titi.

Bientôt disponible...